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A la une "LES AMBITIEUX" SOUTIENNENT SEGOLENE ROYALE!!!

Pour son Ambition collective, son audace, son courage, sa sincérité,

pour nous aussi c'est Elle!!!

 
A la une Bonjour à toi , Internaute Corsinophile!!!

Si tu as vu le film de Catherine CORSINI,

 ton avis m'intéresse!!!

 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
A la une Catherine CORSINI répond aux internautes!!!
«Je voulais montrer que le pouvoir rend seul»
(extrait blog du journal Libération )
    


New Adam: "Les ambitieux" est-il un film à clef ?

CC: je ne sais pas, c'est aux spectateurs de le dire. J'ai voulu raconter une histoire. Je suis un peu dans tous les personnages. Si on me connaît intimement, on peut sûrement y trouver des clés. Mais je pense que tout simplement, c'est une histoire assez classique, sur le jeu de la séduction et du pouvoir à Paris, aujourd'hui.

Jenny: comment vous ai venu l'idée de ce scénario?

 CC: Je voulais montrer que souvent les femmes ont plus de mal que les hommes à accéder à des postes de pouvoir. Je voulais aussi montrer que le pouvoir rend seul. C'est difficile d'avoir une vie de famille, une vie accomplie et un poste important. La carrière du personnage de Judith Zahn s'est construite uniquement sur l'ambition. Elle va rencontrer quelqu'un qui va lui faire comprendre qu'il manque quelque chose à sa vie. Je voulais que ça soit fait d'une manière ludique, drôle et enlevée. Je ne voulais pas traiter de ce sujet d'une manière dramatique.

 New Adam: comment avez-vous dirigé Eric Caravaca, qui a l'air complètement effacé, face à Karin Viard qui prend tout l'espace ?

  CC:J'ai essayé qu'Eric Caravaca ne soit pas effacé. D'ailleurs, je ne le trouve pas effacé. Il a un jeu extrêmement intérieur, il est drôle, avec jeu assez fin, peut-être plus fin que celui de Karin, qui a, elle, un jeu offensif. Le personnage d'Eric est un ambitieux rentré, qui fait des choses par en-dessous. Il fallait aussi montrer ce côté "gros chat". Je trouve qu'on est trop influencé par les acteurs qui font de la télé, et dont souvent le jeu est plus grossier.

 New Adam: le passage de la comédie à la comédie dramatique, dans la scène à l'hôtel bordelais, était-il risqué?

 CC : C'est un des moments que je préfère dans le film. Celui que je trouve le plus réussi, dans le cadre de ce que je voulais faire: un mélange de genre. On voit Eric Caravaca se saouler la gueule, et comme dans les films de Blake Edwards, avec un jeu très comédie, très outrée. Quand elle arrive, elle est dans quelque chose de beaucoup plus dramatique, elle est bouleversée, et amène quelque chose de profond. On passe de la comédie au drame, en une fraction de seconde. J'adore ce genre de rupture au cinéma.

 Marlen: vous avez une formation théatrale, ça se sent dans vos films, prenez-vous le temps de travailler chaque scène avec vos acteurs, comme on le fait au théâtre?

CC: Je travaille en tournant. Je ne fais pas de répétitions en amont. Je fais beaucoup de prises, avec à chaque fois des demandes différentes aux acteurs. Je leur fais essayer des voix, des chemins, des interprétations. C'est comme ça qu'on construit ensemble les personnages.

 Jenny: au moment du tournage, laissez-vous à vos acteurs la possibilité d'intervenir dans l'écriture de vos scénarii?

 CC: Non, mais j'écoute les réticences qu'ils peuvent avoir sur des scènes, des choses qu'ils ne comprennent pas bien, sur lesquelles ils butent. Une fois qu'on a accepté les scènes ensemble, qu'on est d'accord sur le texte, sur le plateau je tiens à ce que le texte soit respecté à la lettre. Si parfois je sens qu'une chose passe mal, je coupe. Mais en général c'est extrêmement proche du texte écrit.

 Sarde: Karin Viard a dit de vous que vous étiez "âpre", vous êtes exigeante sur un tournage?

 CC: Oui, j'essaye de ne pas lâcher les acteurs. Je suis investie à trois millions de pour cent! Les films c'est ma vie, je ne vis que pour ça. Tourner c'est ce qui est le plus important pour moi. Je ne lâche rien, et je suis exigeante avec tout le monde autour de moi, quasi insupportable! On ne fait qu'un film tous les deux, voire trois ans, c'est un moment très, très dense, très fort.

 Sarde: qu'est-ce que vous vouliez dire dans ce film, finalement l'amour rachète tout?

 CC: Je crois en l'humanité. J'aime montrer des gens qui ont des défauts, des névroses. Mais je pense qu'on peut toujours se racheter. Je pense que derrière les comportements odieux, il y a toujours quelque chose de l'ordre de l'amour. Ca serait génial, si tout le monde le comprenait, le monde serait beaucoup plus sympathique.

 Sarde: avez-vous écrit le personnage de l'éditrice en pensant à Karin Viard?

 CC: Assez vite, il est apparu que j'avais envie qu'elle joue le rôle. Pendant les cinq, six premiers mois, je n'ai pas pensé à quelqu'un, et puis après, j'ai écrit pour elle.

 Delphine: quels film avez-vous déjà réalisé ?

 CC: J'en ai réalisé sept... dont "Les amoureux", "La nouvelle Eve".

 Sarde: sur ce film avez-vous travaillé avec la même équipe que pour "La nouvelle Eve"?

CC:  J'aurais vraiment souhaité, mais non. Souvent, les techniciens ne sont pas toujours disponibles. Sur ce film, Il y avait la même costumière, la même maquilleuse, c'est tout...

 Marlen: ce sont surtout des personnages de femmes qui vous inspirent, dans ce film c'est une femme arriviste, autoritaire, vous pensez que les femmes aujourd'hui sont ainsi?

CC: Un film ce sont des personnages. Le personnage féminin ce n'est pas toutes les femmes. Le personnage du garçon m'a inspiré aussi. Je suis dans tous les personnages.

 Delphine: quel est votre parcours, quelles études avez-vous faites ? Une école de cinéma ?

 CC: J'ai loupé l'Idhec (Institut des hautes études cinématographiques). Au départ, je voulais être actrice. Par contre, j'ai rencontré toute une bande de jeunes metteurs en scène, et j'ai fait mon premier court métrage grâce à eux. J'ai déposé un scénario, et j'ai eu une petite aide, en subvention de l'Etat, pour faire un premier court métrage. J'ai commencé sur le tas. Je n'ai pas fait de stage... ni d'assistanat. J'ai appris toute seule. Pour moi le cinéma ça s'apprend en une demi-journée. Comme le dit Chabrol: on apprend en voyant des films.
 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
A la une Le saviez-vous?

Eric CARAVACA qui partage l'affiche des Ambitieux avec Karin VIARD est aussi réalisateur.

Son trés beau Film "LE PASSAGER", avec Julie DEPARDIEU et Vincent ROTTIER, est à voir absolument!

Vincent ROTTIER est nominé pour ce film aux "César 2007"dans la catégorie "Meilleur Espoir Masculin" .

 
Catherine CORSINI CHEZ RUQUIER !!!

Catherine CORSINI "a tout essayé "dans l'émission de Laurent Ruquier et on a bien ri!!! http://www.dailymotion.com/zuccar/video/x12gdr_on-a-tout-essaye)

 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
SCOOP!!! LES PHOTOS DE L'AVANT PREMIERE PARISIENNE et L'INTERVIEW!!!

Pour les photos, Cliquez dans l'album photo", menu de gauche...

Pour l'interview, Cliquez ici : http://allofest.blogs.allocine.fr/allofest-76521-les_ambitieux_par_catherine_corsini.htm

 
"Les ambitieux" revus et corrigés!!!

 

 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
"LES AMBITIEUX" récompensés au FESTIVAL DU FILM DE L 'ALPE D' HUEZ 2007

MENTION SPECIAL DU JURY AUX AMBITIEUX!

PRIX D'INTERPRETATION A KARIN VIARD!

Et ça ne fait que commencer!!!!

 CADEAU!!! Un interview un peu spécial en direct de l'Alpe d'Huez ...

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Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
Rencontre avec Catherine Corsini (extrait Nouvel Observateur 18/01/2006)


Gros plan sur l'édition

(Par Pascal Mérigeau

Le Nouvel Observateur - 18/01/2007)



En choisissant de situer son nouveau film dans le petit monde des maisons d'édition parisiennes, la réalisatrice des « Ambitieux » met au jour les jeux subtils et cruels entre talent, pouvoir, ambition sociale et humiliation

Quand un petit libraire de province rencontre une grande éditrice parisienne, forcément cela donne un livre. Un livre en forme de trahison, l'écrivain débutant s'emparant de l'histoire du père de l'éditrice, un livre qui sert de prétexte à une description des relations nouées par des personnages qui parlent littérature et brassent les grandes idées, mais pensent réussite sociale, argent et pouvoir. Avec « les Ambitieux », Catherine Corsini livre du monde de l'édition un tableau désenchanté aux allures de comédie sentimentale souvent drôle, parfois cruelle, toujours lucide.

Le Nouvel Observateur. -Auriez-vous pu choisir pour vos «Ambitieux» un autre milieu que celui de l'édition?


Catherine Corsini. -J'ai essayé de trouver un autre cadre, parce que ce milieu a assez souvent été montré par le cinéma et surtout parce que je trouvais difficile d'en donner une description fidèle. Mais je n'ai pas trouvé de meilleure manière d'aborder les enjeux de pouvoir, l'humiliation, la recherche de la bonne porte, les scènes que l'on doit sans cesse rejouer, le genre de fascination que continue d'exercer l'édition sur les gens qui sont étrangers à ce milieu, notamment quand ils arrivent de province, comme le personnage de Julien. Finalement, je me suis dit que si mon amour immodéré du théâtre m'avait conduit à réaliser « la Répétition », mon amour immodéré des livres pouvait bien m'amener à réaliser « les Ambitieux ».

 

N. O . -Avez-vous rencontré des éditeurs avant d'écrire?


C. Corsini. - Quelques-uns,notamment Paul Otchakovsky-Laurens (POL) et Teresa Cremisi (Flammarion), que j'ai également présentée à Karin Viard, qui a tout de suite compris ce qu'est une femme de pouvoir. Ce sont des gens très intéressants, quipossèdent sur vous un ascendanta priori. J'étais là en visite, un peu comme une voyeuse, et pourtantje n'ai pas pu m'empêcher depenser que si j'étais venue en écrivain, j'aurais été terrorisée. Judith Zahn, l'éditrice dans le film, est une de ces femmes qui, parce qu'elles exercent un pouvoir de décision, sontdevenues aussi terrifiantes que les hommes.Or, avec le pouvoir qui est le sien, avec son côté « je sais tout sur tout », elle se fait piéger.


N. O. -Zahn, c'est «dent» en allemand?


C. Corsini . - Oui, elle a un peu une dent contre tout le monde ! Et les noms des autres personnages, Demarsay, Séchard, viennent de Balzac, jusqu'au prénom du père, Lucien : après l'échec de mon précédent film, quand Fabienne Vonier [sa productrice, NDLR] m'a demandé ce que je voulais faire, je lui ai parlé des « Illusions perdues » et il en reste quelque chose dans le film. L'arrivée à Paris, par exemple, qui est toujours un moment très impressionnant, que ceux qui l'ont vécu n'oublient jamais. Je me souviens que, quand je suis arrivée, à 18 ans, j'avais les livres de Jules Vallès en tête.


N. O. -Pour qu'il y ait livre, il faut un éditeur, mais il faut d'abord un auteur...


C. Corsini. -C'est un des aspects du sujet qui m'intéressait le plus : filmer l'écrivain arrimé à son clavier, montrer son travail comme une activité physique, qui place tout le corps en alerte. L'éditeur ne fait que juger, son rôle consiste à résumer en quelques mots ce que l'écrivain a mis des mois à accomplir, en mettant toute sa vie en marche. Eric Caravaca connaissait déjà un peu le travail de l'écrivain et le milieu de l'édition, depuis que pour son premier film (« le Passager »)il a adapté le livre d'Arnaud Cathrine.


N. O. - Est-ce que cette implication de l'écrivain atténue la gravité de la trahison de Julien vis-à-vis de Judith?


C. Corsini. -Uniquement dans le sens où il raconte cette histoire avec ses propres mots. Le livre, c'est son travail. Mais le vol n'en est pas moins sale : il met à profit ce qui semble être une histoire d'amour et, pour Judith, c'est terrible. Il lui montre une part d'elle-même qu'elle aurait dû regarder et qu'elle n'a jamais voulu voir, il la spolie du travail qu'elle aurait dû faire. C'est un peu l'arroseur arrosé, l'histoire de quelqu'un qui détient le pouvoir et qui ne fait pas le ménage devant sa porte. Judith est mouchée, renvoyée à son incapacité et à son impuissance, son petit monde s'écroule : l'amant agréable et un peu nigaud se révèle plus malin qu'il n'en a l'air et il la place dans un état de vulnérabilité qui la pousse à vouloir se vengerà tout prix. Mais cette vengeance n'est pas de nature à la satisfaire.


N. O. -La vengeance s'accomplit dans une émission de télévision, une situation déjà vue souvent : est-ce que cela la rend plus difficile à filmer?


C. Corsini. - La solution est venue au montage : il fallait tout centrer sur Julien, ne pas se situer dans la représentation de l'émission, mais dans la mise à mort de l'invité. Quand l'animateur lui dit qu'il n'a pas aimé le livre et qu'il ne le reçoit que parce que Judith le lui a demandé, Julien découvre que les dés sont pipés et comprend que le pouvoir est d'un seul côté, qui n'est pas le sien. Mais par ailleurs l'émission telle que montrée dans le film n'est pas vraiment réaliste, il s'agit plutôt d'un cauchemar.

N. O. - A travers la figure du père de Judithqui a tout quitté par idéalisme et apparaît en filigrane, souhaitiez-vous apporter un commentaire sur notre époque?


C. Corsini. - La fascination qu'exerce sur Julien cet homme parti pour le Guatemala parce qu'il croyait que la révolution, qui venait d'échouer en Europe, se ferait là-bas, se mesure à son attirance pour une époque où il y avait des choses à dire et à entreprendre : lui n'a rien à dire, rien à entreprendre. Il sait que ce qu'il fait n'est pas très propre, il le fait en douce : comme les arrivistes, il ravale son orgueil et veut croire qu'il agit au nom d'intérêts nobles, mais le père de Judith est bien le seul idéaliste de cette histoire. Il est un peu l'inconscient du film, comme une nostalgie.


N. O. - Pensez-vous qu'un cinéma à la fois ambitieux et populaire ait encore sa place?


C. Corsini. - C'est de plus en plus difficile. Le cinéma dominant ne veut pas de mes projets, je ne fais pas un cinéma radical, mais je me sens repoussée à la marge. « Les Ambitieux » a coûté un peu plus de 2 millions d'euros, il a fallu rogner sur tout, prendre le risque de tourner en trente-cinq jours, accepter de ne pas refaire les scènes qui ne me satisfaisaient pas, sinon le film n'aurait pas existé, car ce cinéma-là ne fait plus partie des priorités. Et maintenant, pour qu'il soit un peu visible, il faut dépenser 700 000 euros de promotion. Près du tiers du budget !


N. O. -L'avez-vous montré à des éditeurs?


C. Corsini. - Pas encore. Mais comme le projet n'a pas eu l'avance sur recettes et comme la commission compte plusieurs éditeurs dans ses rangs, j'imagine que le scénario ne leur avait pas plu. Mais puisque le film a obtenu l'avance après réalisation, je me dis qu'ils l'ont aimé.



 

 

 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
premières critiques!!!
Score
" Un virage romantique parfaitement négocié dans ce qui s’annonçait un drame en ligne droite. Surprenant. "
Julien Welter (article entier disponible dans Score n°26, page 68)

  CinéLive

" Mais si elle reste à la surface de sa réflexion sur la création et l’arrivisme (…), la cinéaste injecte à sa comédie un mélange d’impertinence et de tendresse qui lui donne une saveur euphorisante."
Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 60)

  Les Cahiers du cinéma

" Les Ambitieux a de généreuses méchancetés, des accès de grotesque et des bifurcations incongrues qui sont d’évidence son meilleur. "
François Bégaudeau et Emmanuel Burdeau (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°619, page 28)
 
Les Ambitieux - ma note pour ce film :
Réalisé par Catherine Corsini
Avec Karin Viard, Eric Caravaca, Jacques Weber, ...
Année de production : 2006
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